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Le repas de clôture

Et bien le repas de clôture a eu lieu.

 

25 cm de neige, (la Yeyette n'a pas osé sortir les poules de peur que la neige glisse du toit, avec ces tuiles plates de maintenant on ne sait jamais) moins 4°, brouillard, tous les ingrédients pour garder les chiens à la niche et les chasseurs à la cabane. Et je crois bien qu'ils n'ont pas regretté.

 

Gautier a raconté ses souvenirs d'enfance, une enfance terrible : en 1943 quand sa mère lui a dit : « Maintenant mon fils on ne peut plus te garder, tu vas chez ton oncle à Thenas. » Le père dans les camps…« Ce que j'aime les gars, a-t-il dit, c'est vous : les copains, la chasse, les chiens courants… Quand j'entendais les sabots de l'oncle, c'est que j'allais emmener les chiens, ; si j'emmenais pas les chiens, je pleurais. » Et puis il a raconté, pas si simple parce que tout le monde parlait en même temps, l'histoire du sanglier tué en 44, au Paradis. « Qu'est-ce t-as fait des couillles ? » Et à la lampe, ils sont retournés chercher les couilles au paradis.

 

Et puis on est remonté jusqu'à celle de 14, c'était aussi la guerre entre St Laure et Gisey.

 

Et puis est arrivé Martin de Geruge, (celui qui nous a vendu le fourneau de la cabane), qui tournait en rond dans sa cuisine parce que Didier avait remis 5 sangliers à la neige mais n'avait rien dit. Et s'il n'y avait pas eu de neige, ça aurait été pareil. Martin s'en doutait un peu mais ne savait pas où. Quoi qu'il en soit , on n'emmerde pas les sangliers à  4 jours de la fermeture.

 

 

Pendant ce temps le civet de chevreuil lié au sang de canard se couche dans la casserole et on le mange. Et tout , et tout. Avec les nouilles, et c'est bon, on en reprend, 3 fois pour ceux qui digèrent bien.

Après viennent les conquêtes, les belles filles, les territoires «  Fils, tout ce que tu vois devant toi, les Pendants en totalité, Grusse, Cesancey, ambition, annexion, en fermant les yeux, tout est à toi !»

 

La Nanie, tourne autour de la table pour dire au revoir, une figure sympathique dans ce monde de brutes, et on la regarde, on la veut, sans y toucher.

Fromage, galettes, crémant au pamplemousse, une vraie vie de cabane.

Quand je rentre, les chiens me regardent bizarrement. « Qu'est-ce tu fais maître ? On est perdu, avec cette neige , on sait même plus quel jour on est. »Et je leur cause, ils ne répondent même pas, ils savent bien qu'il est tard.

 

C'est la fermeture, et les gars sont perdus.

Ecoute le vent du Nord !

C'est la fermeture, et les chiens sont  rendus.

Serins ils sont, et tu t'endors.C'est la fermeture, SALUT !

(début du repas : 12 heures - Fin du repas pour les plus tenaces : 2 h du mat.)



Article ajouté le 2007-01-30 , consulté 284 fois

Commentaires


evelyne G le 08/02/2007 à 00:35:46
on reconnait bien toujours les mêmes à table.
J'espère que les nouilles et le civet ont bien été digérées. ça donnerait presque envie de vous rejoindre peut être va savoir !!!!!! evelyne
rollsang le 28/02/2007 à 22:52:46
Une java comme on en fait régulièrement. Une vraie bande de copains. Rare !
christophe g le 01/03/2007 à 21:37:40
Comme le dit rollsang "ce fut une belle java" et je pense que certaines épouses s'en souviennent.Ce fut la plus belle de la saison, c'est normale, c'était la dernière.

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